L’essentiel
- Mannequin et influenceuse allemande, Brenda Patea est la mère de la fille d’Alexander Zverev.
- Elle a accusé le joueur de violences en mai 2020, puis a demandé elle-même l’arrêt des poursuites en juin 2024.
- Son nom est ressorti après la victoire de Zverev à Roland-Garros, en juin 2026.
Mannequin et influenceuse allemande, Brenda Patea est la mère de la fille d’Alexander Zverev. En 2020, elle a accusé le tennisman de l’avoir étranglée au cours d’une dispute à Berlin. En 2024, c’est pourtant elle qui a demandé l’arrêt des poursuites, sans qu’aucun verdict ne soit prononcé. La victoire de Zverev à Roland-Garros, le 7 juin 2026, a ramené cette affaire dans la presse française.
Sommaire
Qui est Brenda Patea ?
Brenda Patea est née le 2 septembre 1993 à Berlin. Avant le mannequinat, elle travaille comme employée d’assurance. En 2017, elle participe à la douzième saison de « Germany’s Next Topmodel » et termine dixième, puis signe avec l’agence Maze Management. Elle se fait ensuite un nom comme influenceuse, suivie aujourd’hui par environ 257 000 personnes sur Instagram.
C’est sa relation avec Zverev, nouée fin 2019, qui l’a fait connaître du grand public. Le couple s’affiche pour la première fois en janvier 2020, pendant l’Open d’Australie, et se sépare moins d’un an plus tard. À l’été 2020, Patea attend déjà leur fille, Mayla, née en mars 2021. Les deux parents se partagent depuis la garde de la petite.
Ce qu’elle reproche à Alexander Zverev
L’accusation porte sur une nuit précise. Patea affirme que Zverev l’a plaquée contre un mur et serrée à la gorge des deux mains, dans la cage d’escalier d’un appartement loué à Berlin, lors d’une dispute la nuit du 20 au 21 mai 2020. D’après les documents du tribunal, elle aurait souffert de gêne respiratoire et de douleurs pendant plusieurs jours. Zverev a toujours nié les faits et qualifié ces accusations de mensongères et contradictoires.
Un procès clos sans verdict
En octobre 2023, le tribunal d’instance de Berlin condamne Zverev, par ordonnance pénale, à une amende de 450 000 euros pour coups et blessures, calculée sur 90 jours à 5 000 euros. Le joueur conteste cette décision, ce qui ouvre un procès public au printemps 2024.
Le procès s’ouvre le 31 mai. Le 3 juin, Patea témoigne à huis clos, la presse ayant été évacuée pour protéger la vie privée des deux parties et de leur fille. Quatre jours plus tard, le 7 juin 2024, le tribunal classe l’affaire sans suite, en s’appuyant sur un article du code de procédure pénale allemand qui permet d’arrêter une procédure sans statuer sur la culpabilité. Le tribunal ne tranche donc pas la question de fond.
En échange de cet arrêt, Zverev verse 200 000 euros, mais cet argent ne va pas à Patea. D’après la presse allemande et le quotidien suisse 20 Minutes, il se répartit ainsi :
- 150 000 euros pour le Trésor public allemand ;
- 50 000 euros pour des associations.
Le tribunal a justifié ce règlement par l’intérêt de l’enfant. Les avocates de Zverev ont insisté sur le fait qu’il restait présumé innocent.
Pourquoi l’affaire ressurgit à chaque grand titre
Ce n’est pas la première fois que le dossier croise Roland-Garros. En 2024, le classement sans suite est tombé en plein tournoi, quelques heures avant la demi-finale de Zverev contre Casper Ruud. Le joueur a perdu la finale cette année-là face à Carlos Alcaraz.
Deux ans plus tard, le 7 juin 2026, il gagne enfin son premier Grand Chelem, contre l’Italien Flavio Cobolli. Le lendemain, L’Équipe, qui faisait sa une sur le vainqueur de Roland-Garros depuis 2005, rompt avec la tradition : le journal met en avant les handballeuses de Metz, fraîchement championnes d’Europe, et consacre un éditorial aux accusations de violences conjugales. Le texte cite Patea, mais aussi Olga Sharypova, une autre ancienne compagne de Zverev qui l’avait accusé de faits similaires. L’enquête ouverte à ce sujet par l’ATP avait été classée en janvier 2023, faute de preuves suffisantes.
D’autres titres ont suivi. Libération a écrit qu’il était difficile de se réjouir du sacre d’un joueur visé par de telles accusations, et The Guardian a évoqué le malaise d’une partie du public. Interrogé par un journaliste de L’Équipe lors d’un trajet vers une séance photo à Paris, Zverev a coupé court à l’entretien après avoir affirmé que son innocence avait été prouvée. 20 Minutes a rappelé que c’était inexact : un classement sans suite n’est pas un acquittement, et aucun juge n’a statué sur les faits.
Son silence depuis le sacre de Zverev
Depuis la victoire de Zverev, Patea n’a fait aucune déclaration. Son dernier message visible sur Instagram, daté du 1er juin, ne parle pas de la finale. Elle poursuit son activité de créatrice de contenu et montre rarement sa fille, qu’elle garde à l’écart des médias.
Patea reste la mère de l’enfant d’un homme qu’elle a accusé en justice, et devra composer avec lui pendant des années. Leur fille partage son temps entre les deux parents et a déjà accompagné son père sur le circuit. Pendant le procès, la défense de Zverev avait tenté d’entamer sa crédibilité en pointant ses dépenses dans les jours suivant la nuit du 20 mai. En retirant sa plainte, elle a refermé le dossier judiciaire ; faute de jugement, rien n’a été établi. Tant que Zverev remportera de grands titres, l’affaire ressortira, à des moments qu’elle ne choisit pas.

