Johanna Leia doit une grande partie de sa notoriété à son fils, Amari Bailey, repêché par les Charlotte Hornets en 2023 après une seule saison à UCLA. En janvier 2026, ce même joueur confie à ESPN : « Aujourd’hui, je serais en dernière année de fac. » Il vient d’engager un avocat pour tenter d’annuler sa propre carrière NBA et retrouver une place à l’université, une démarche qu’aucun basketteur n’avait tentée avant lui.
Sommaire
Repères
| Nom de naissance | Johanna Edelberg |
| Profession | Ancien mannequin, entrepreneure, influenceuse |
| Enfants | Amari Bailey (né en 2004), Savanna Smith (née en 2015) |
| Ex-compagnon | Aaron Bailey, ancien receveur NFL des Indianapolis Colts |
| Entreprise | Just Living, conseil en carrières sportives |
| Relation médiatisée | Quelques mois avec le rappeur Drake, en 2021 |
Un début de carrière dans le mannequinat
Avant de devenir connue comme la mère d’un joueur NBA, elle s’appelait Johanna Edelberg et travaillait comme mannequin sous contrat avec les agences Ford et Wilhelmina. Elle a ensuite adopté le nom de Leia pour sa carrière publique. Selon Yahoo Entertainment, elle compte aujourd’hui plus de 300 000 abonnés sur Instagram et a collaboré avec la marque Fashion Nova.
Une famille bâtie entre Chicago et Los Angeles
Elle élève seule ses deux enfants, Amari, né le 17 février 2004 à La Nouvelle-Orléans, et Savanna Smith, née en 2015. Leur père, Aaron Bailey, a joué cinq saisons comme receveur en NFL, principalement avec les Indianapolis Colts, dans les années 1990. Le couple ne s’est jamais marié.
La famille grandit d’abord à Chicago. Amari y commence le basket, et c’est là qu’il participe en 2017, aux côtés de sa mère, à Bringing Up Ballers, une émission de téléréalité diffusée sur Lifetime qui suit des mères de jeunes joueurs prometteurs. Dans un entretien accordé à Yahoo Entertainment, Leia a expliqué que l’expérience ne s’était pas déroulée comme prévu. Le programme devait, d’après elle, mettre en avant des mères qui menaient de front leur carrière et le sport de leurs enfants, mais a fini par tourner à la rivalité entre participantes. Elle affirme qu’Amari n’en a pas gardé un bon souvenir. Elle décrit ce choix de mère célibataire ainsi dans le même entretien : « J’ai choisi mes enfants plutôt que mes rêves. »
La famille déménage ensuite à Los Angeles pour qu’Amari puisse intégrer Sierra Canyon School, un établissement connu pour son programme de basket. Il y côtoie plusieurs fils d’anciens joueurs NBA, dont Bronny James.
Une relation avec Drake qui a duré quelques mois
En juillet 2021, TMZ révèle qu’elle fréquente le rappeur Drake depuis plusieurs mois. Les deux sont photographiés lors d’un dîner privé organisé dans le stade vide des Dodgers, à Los Angeles, une soirée offerte par l’équipe en remerciement d’un don de Drake à sa fondation. Ils se seraient rencontrés à l’occasion de matches de basket lycéen, où Drake venait alors régulièrement soutenir Amari à Sierra Canyon. La relation prend fin quelques mois plus tard, à l’automne 2021.
Just Living, une entreprise fondée sur son expérience de mère
Johanna Leia a fondé Just Living, une société de conseil destinée aux familles de jeunes sportifs. Dans un entretien accordé à Yahoo Entertainment, elle explique avoir construit cette activité à partir de ce qu’elle a appris en accompagnant son fils vers le haut niveau.
Une carrière NBA qui n’a pas suivi le scénario prévu
Classé meilleur joueur de sa génération à la sortie du lycée, Amari rejoint UCLA en 2022 et aide l’équipe à atteindre le Sweet 16 du tournoi NCAA dès sa première saison. Il est repêché en NBA quelques mois plus tard.
- Juin 2023 : repêché en 41e position par les Charlotte Hornets, en deuxième tour de la draft.
- Saison 2023/2024 : dix matches disputés avec les Hornets sous contrat « two way », pour une moyenne de 2,3 points par rencontre.
- Septembre 2024 : signe avec les Brooklyn Nets, coupé un mois plus tard.
- Fin 2024 : rejoint les Long Island Nets, puis les Iowa Wolves, en G League.
À l’été 2025, il se retrouve sans contrat, ni en NBA ni en G League.
Une bataille judiciaire pour retourner à l’université
Fin janvier 2026, ESPN révèle qu’Amari Bailey a engagé un avocat, Elliot Abrams, et un agent pour tenter d’obtenir une dernière année d’éligibilité universitaire, avec l’espoir de rejouer en NCAA dès la saison 2026/2027.
La NCAA affiche rapidement sa position. Tim Buckley, vice-président senior de l’organisation chargé des affaires extérieures, déclare qu’aucune éligibilité ne sera accordée à un joueur ayant signé un contrat NBA. Bailey invoque de son côté le cas de James Nnaji, un autre choix de la draft 2023 autorisé à rejouer à Baylor parce qu’il n’avait jamais signé de contrat NBA, pour soutenir que sa situation mérite le même traitement.
Le dossier prend une tournure défavorable quelques jours plus tard. Charles Bediako, un ancien joueur d’Alabama également passé par la G League, avait obtenu une autorisation temporaire de la justice pour rejouer en NCAA. Le 9 février 2026, un juge tranche contre lui. Le lendemain, ESPN qualifie cette décision de mauvais signal pour le dossier d’Amari Bailey, qui n’a toujours pas de réponse à sa propre demande.
À la mi-février 2026, Amari Bailey effectue sa seule visite officielle connue, à Grand Canyon University. D’après les dernières informations disponibles, sa situation reste en attente d’une décision.
Une méthode présentée comme une réussite, un dossier judiciaire encore ouvert
Chaque étape de la carrière d’Amari, de Sierra Canyon jusqu’à la draft 2023, a nourri l’activité de conseil que sa mère a fondée par la suite. Ce même parcours fait aujourd’hui l’objet d’une procédure judiciaire dont l’issue reste inconnue.

